À voir à Maastricht : le Vrijthof, la librairie Dominicanen et 6 autres

The Vrijthof in Maastricht

Ce guide vous emmène dans huit lieux de Maastricht et des environs : la place du Vrijthof et la basilique Saint-Servais juste à côté, le pont médiéval Sint Servaasbrug sur la Meuse, le Stadspark le long des anciens remparts, la librairie Dominicanen installée dans une église gothique, les bâtiments de l’université de Maastricht, le Plein 1992 dans le quartier moderne de Céramique et, de l’autre côté de la frontière belge, le fort d’Ében-Émael. Ensemble, ils racontent l’histoire de la ville, d’un passage romain sur le fleuve jusqu’au traité qui a créé l’Union européenne.

Vrijthof

Le Vrijthof est la plus grande place de Maastricht, environ un hectare et demi, à l’ouest de la vieille ville. Bien avant d’être une place, c’était un lieu de sépulture : les fouilles y ont révélé des cimetières de la fin de l’époque romaine et du haut Moyen Âge, et en 2003 les archéologues ont mis au jour, du côté nord, treize couches de la voie romaine Via Belgica. Le nom apparaît pour la première fois en 1223, quand l’empereur Frédéric II donna le terrain au chapitre de Saint-Servais. Pendant des siècles, on y procéda aussi à des exécutions publiques ; à l’époque française (1794–1814), elle s’appelait place des Armes, et ce n’est qu’au XIXe siècle qu’elle devint la place principale de la ville. Aujourd’hui, elle accueille la fête d’hiver et sa patinoire, le carnaval de rue, une fête foraine autour de la Saint-Servais en mai et, l’été, les concerts en plein air d’André Rieu.

  • La rangée de bâtiments du côté ouest : l’église gothique Saint-Jean et sa tour rouge à côté de la basilique romane Saint-Servais, et la maison du Gouvernement espagnol du XVIe siècle, aujourd’hui le Museum aan het Vrijthof.
  • La Hoofdwacht, le corps de garde militaire de 1736, et la plaque en l’honneur de la division américaine Old Hickory, qui contribua à libérer Maastricht en 1944.

Basilique Saint-Servais

Saint Servais était un évêque de Tongres qui, selon la tradition, mourut à Maastricht en 384, et sa tombe dans la crypte est la raison d’être de cette église. L’édifice actuel s’est formé sur deux siècles : la nef date de la première moitié du XIe siècle, l’église fut consacrée en 1039 en présence de l’empereur Henri III, et le chœur ainsi que l’imposant massif occidental suivirent au XIIe siècle. Pierre Cuypers la restaura à la fin du XIXe siècle, et après qu’un incendie eut abattu une flèche en 1955, une dernière restauration eut lieu de 1982 à 1991. Tous les sept ans, les reliques sont portées à travers la ville lors de la Heiligdomsvaart, un pèlerinage partagé avec Aix-la-Chapelle et Kornelimünster.

  • Le Bergportaal, sur le côté sud, commencé vers 1180, dont les sculptures marquent le passage du roman tardif au premier gothique.
  • Le trésor, avec le buste-reliquaire, la clé et la crosse de saint Servais, et la châsse du XIIe siècle appelée Noodkist ; quatre de ses panneaux furent vendus en 1846 et se trouvent aujourd’hui à Bruxelles.

Sint Servaasbrug

Le pont de pierre sur la Meuse fut construit entre 1280 et 1298 pour remplacer un passage en bois plus ancien, un peu plus au sud, qui s’était effondré en 1275. On le présente souvent comme le plus vieux pont des Pays-Bas, même s’il a été en grande partie reconstruit après la Seconde Guerre mondiale. Sept arches en calcaire mènent piétons et cyclistes de la vieille ville au quartier de Wyck, sur la rive est. Regardez l’extrémité est : la pierre y laisse place à l’acier, car deux arches furent remplacées dans les années 1930 par une travée levante pour laisser passer de plus grands bateaux.

Stadspark

Le principal parc de Maastricht longe le bord sud de la vieille ville, là où se dressent encore les murailles médiévales. Une partie fut aménagée au XIXe siècle ; il suit un bras de la petite rivière Jeker et abrite un petit enclos à animaux et plusieurs sculptures. La plus célèbre est la statue de d’Artagnan, le mousquetaire tué lors du siège de Maastricht en 1673. Le parc mène aussi à la Helpoort, une porte flanquée de deux tours construite vers 1230, la plus ancienne porte de ville conservée des Pays-Bas.

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  • Marchez sur le haut de l’ancien rempart et regardez l’eau de la Jeker couler au pied des tours.

Librairie Dominicanen

Les Dominicains commencèrent cette église vers 1265–1270 et la consacrèrent en 1294. Après la dissolution de l’ordre par les Français en 1796, elle perdit sa fonction religieuse et devint tour à tour entrepôt municipal, imprimerie, dépôt d’archives, bureau de poste provisoire, salle de concerts et de fêtes et, dans les années 1980, parking à vélos. Restaurée en 2005–2006, elle rouvrit en librairie, avec un aménagement de l’agence néerlandaise Merkx + Girod : une haute bibliothèque en acier noir se dresse dans la nef, et l’on peut y monter pour voir les voûtes de près. En 2008, The Guardian l’a désignée comme la plus belle librairie du monde.

  • Les peintures des voûtes de Jan Vasoens, de 1618–1619, avec le Jugement dernier et des anges musiciens, et une peinture murale de Thomas d’Aquin de 1337, l’une des plus anciennes de ce type aux Pays-Bas.

Université de Maastricht

L’université fut fondée en 1976 sous le nom de Rijksuniversiteit Limburg et prit le nom d’université de Maastricht en 1996. C’est l’une des plus jeunes universités du pays, connue pour l’apprentissage par problèmes, où les étudiants travaillent en petits groupes ; bien plus de la moitié d’entre eux viennent de l’étranger. Au lieu d’un campus en périphérie, elle occupe en grande partie de vieux bâtiments du centre : l’administration dans un ancien couvent franciscain du Minderbroedersberg, l’école de commerce dans un ancien couvent jésuite de la Tongersestraat et le University College dans le Nieuwenhof, un béguinage du XVe siècle. En traversant la vieille ville, vous croisez à la fois des étudiants et des monuments.

Plein 1992

Sur la rive est, au sud de Wyck, le quartier de Céramique a été construit sur le site de l’ancienne faïencerie Société Céramique. Le plan d’ensemble est de Jo Coenen, et des architectes renommés comme Aldo Rossi et Álvaro Siza y ont signé des bâtiments. Le Plein 1992 est l’une de ses places, et son nom rappelle l’année de la signature du traité de Maastricht, l’accord qui a créé l’Union européenne et mené à l’euro. Dans le même quartier se trouvent le Centre Céramique, une bibliothèque publique de Jo Coenen qui expose des trouvailles romaines de Maastricht, et le Bonnefantenmuseum d’Aldo Rossi avec sa tour en forme de fusée. La Hoge Brug, une passerelle ouverte en 2003, relie Céramique à la vieille ville.

Fort d’Ében-Émael

Le fort d’Ében-Émael se trouve juste de l’autre côté de la frontière, en Belgique, au sud de Maastricht, près du canal Albert. La Belgique le construisit entre 1931 et 1935 pour bloquer une attaque à travers cette étroite pointe de territoire néerlandais, et il passait alors pour presque imprenable. Les 10 et 11 mai 1940, des troupes allemandes se posèrent en planeurs sur son toit et le mirent hors de combat, la première opération aéroportée stratégique menée avec des parachutistes. Le fort appartient toujours à l’armée belge et est conservé comme musée, ouvert lors de visites organisées par une association locale. C’est une excursion en voiture ou en bus plutôt qu’une étape de promenade.

Comment les voir en une seule promenade

Commencez au Sint Servaasbrug et passez dans la vieille ville, puis rejoignez la librairie Dominicanen et le Vrijthof, où la basilique Saint-Servais se dresse du côté ouest. De là, descendez vers le sud par les rues où l’université a ses bâtiments, passez devant la basilique Notre-Dame et gagnez la Helpoort et le Stadspark le long des remparts. Une autre demi-journée, traversez la Hoge Brug jusqu’à Céramique et au Plein 1992, et gardez le fort d’Ében-Émael pour une sortie à part.

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Faits vérifiés en octobre 2026.

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