
Lyon s’est enrichie par le commerce, la banque et la soie, et quatre lieux du centre racontent cette histoire sous des angles différents. Ce guide présente le musée des Tissus, né de l’industrie de la soie, l’église néogothique Saint-Georges et le temple du Change, l’ancienne bourse des marchands, tous deux dans le Vieux Lyon, et l’hôtel de ville sur la place des Terreaux. Ils se trouvent sur les deux rives de la Saône et se visitent en une promenade de la Presqu’île jusqu’à l’autre rive et retour.
Le musée des Tissus
Le musée des Tissus est né du commerce de la soie. En 1856, la Chambre de commerce décida de créer un musée d’art et d’industrie pour soutenir les soyeux lyonnais ; il ouvrit au public en 1864 et fut recentré en 1890 sur l’histoire des textiles. Depuis 1946, il occupe l’hôtel de Villeroy, rue de la Charité, résidence du gouverneur du Lyonnais au XVIIIe siècle, tandis que le musée des Arts décoratifs voisin occupe l’hôtel de Lacroix-Laval, construit par Jacques-Germain Soufflot en 1739.
Les deux musées réunissent plus de 2,5 millions de pièces, et la collection textile, qui couvre environ 4 000 ans, est la plus riche de ce type en France. Après une crise financière, les bâtiments sont passés à la région Auvergne-Rhône-Alpes, et le musée est aujourd’hui fermé pour une grande rénovation conçue par l’architecte Rudy Ricciotti, avec seulement des ouvertures ponctuelles pour des événements. Consultez son site avant de venir. Le musée est la première étape de notre chasse au trésor.
- Les deux hôtels particuliers voisins de la rue de la Charité, visibles depuis la rue même pendant la fermeture du musée.
- L’hôtel de Lacroix-Laval, l’aile des arts décoratifs, œuvre de Soufflot de 1739, l’architecte que vous retrouverez au temple du Change.
L’église Saint-Georges
Au bord de la Saône, à l’extrémité sud du Vieux Lyon, l’église Saint-Georges a donné son nom à tout le quartier qui l’entoure. Une église existait ici dès le VIe siècle, fondée par l’évêque Sacerdos et dédiée à sainte Eulalie ; vers 800, l’évêque Leidrade la restaura et la dédia à saint Georges. À partir de 1315, le site fut la commanderie des chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
L’église actuelle est néogothique et a été conçue par Pierre Bossan, l’architecte qui dessina aussi les plans de la basilique de Fourvière sur la colline au-dessus ; elle fut reconstruite dans les années 1840. Son histoire ultérieure fut mouvementée : les églises furent fermées en 1792 et le clocher s’effondra en partie, puis de la fin des années 1970 à 1989 l’édifice resta inutilisé. Il rouvrit ensuite avec des messes selon le rite lyonnais, et depuis 2006 c’est de nouveau une église ordinaire du diocèse. Saint-Georges est l’une des étapes de notre chasse au trésor.
- La façade néogothique tournée vers la rivière, du même architecte que Fourvière, à voir depuis le quai.
Le temple du Change
Sur la petite place du Change, au nord du Vieux Lyon, se dresse un bâtiment qui ressemble plus à une bourse qu’à une église, et c’est exactement ce qu’il était. La Loge du Change était le lieu où changeurs et marchands se réunissaient pour régler leurs comptes. Le premier bâtiment fut élevé entre 1631 et 1653 sur les plans de Simon Gourdet, et entre 1748 et 1750 il fut reconstruit sur les plans de Jacques-Germain Soufflot, qui ajouta une cinquième arcade en façade et une grande salle à l’arrière.
Après la Révolution française, la loge fut abandonnée et servit même un temps d’auberge. En 1803, Napoléon l’attribua au culte réformé, et c’est depuis un temple protestant. En 1938, elle accueillit le synode fondateur de l’Église réformée de France. La façade est classée monument historique depuis 1913. Le temple du Change est une étape de notre chasse au trésor.
- La façade à arcades de Soufflot et ses colonnes classiques : par sa conception, une salle de commerce, pas une église.
- Le nom même de la place, place du Change, souvenir des changeurs qui s’y retrouvaient autrefois.
L’hôtel de ville
L’hôtel de ville de Lyon ferme le côté est de la place des Terreaux, devenue le centre de la ville au XVIIe siècle. Il fut construit entre 1646 et 1672 sous la direction de l’architecte Simon Maupin, avec le concours du mathématicien Girard Desargues, dont les escaliers sont admirés pour leur ingéniosité. Deux ans seulement après son achèvement, en 1674, un incendie détruisit la grande salle et la chapelle et endommagea le beffroi et les toitures.
Le bâtiment fut restauré entre 1701 et 1703 sur les plans de Jules Hardouin-Mansart et de son beau-frère et assistant Robert de Cotte. Au-dessus de l’entrée centrale, un demi-relief montre Henri IV à cheval, sculpté en 1829 par Jean-François Legendre-Héral. Il remplace un relief de Louis XIV dans la même pose, retiré pendant la Révolution. L’hôtel de ville est une étape de notre chasse au trésor, tout comme la place des Terreaux devant lui.
- Le relief d’Henri IV au-dessus de la porte principale, un portrait royal remis en place après la Révolution, mais avec un autre roi.
- Le beffroi et son horloge lunaire, et le carillon, qui compte 65 cloches depuis 2000 et passe pour le deuxième de France.
- La place des Terreaux devant, le meilleur endroit pour prendre du recul et embrasser toute la façade.
Comment les voir en une seule promenade
Commencez au musée des Tissus, rue de la Charité, marchez jusqu’à la place Bellecour et traversez la Saône par le pont Bonaparte. Tournez à gauche le long du quai jusqu’à l’église Saint-Georges, puis remontez vers le nord par les ruelles du Vieux Lyon, devant la cathédrale Saint-Jean, jusqu’à la place du Change. Retraversez la rivière et montez jusqu’à la place des Terreaux et l’hôtel de ville. En chemin, vous passez devant la Fresque des Lyonnais, un grand mur peint qui fait aussi partie de notre parcours.
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Notre chasse au trésor de Lyon transforme le centre-ville en un jeu sur votre téléphone. Le parcours relie 10 étapes, du musée des Tissus à l’église Saint-Nizier, et les quatre lieux de ce guide en font partie : le musée des Tissus, Saint-Georges, le temple du Change et l’hôtel de ville, avec la place Bellecour, le pont Bonaparte, la cathédrale Saint-Jean, la Fresque des Lyonnais et la place des Terreaux. À chaque étape, vous résolvez une énigme et découvrez une histoire, à votre rythme.
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Faits vérifiés en octobre 2026.
