
L’église Saint-Nicolas (Sint-Niklaaskerk) est l’église de pierre grise qui ferme le Korenmarkt, l’ancien marché aux grains de Gand, et l’un des plus anciens monuments de la ville. Commencée au début du XIIIe siècle, c’est un exemple classique du gothique scaldien. Sa tour se dresse au-dessus de la croisée du transept et non de l’entrée, et avant la construction du beffroi, elle servait de tour de guet à la ville et abritait ses cloches.
L’église Saint-Nicolas en bref
- Où : sur le Korenmarkt, entre le pont Saint-Michel et le beffroi, au centre de la vieille ville.
- Construite : à partir du début du XIIIe siècle, à la place d’une église romane ; les chapelles latérales ont été ajoutées aux XIVe et XVe siècles.
- Ce qu’elle est aujourd’hui : une église paroissiale catholique en activité, ouverte aux visiteurs, avec une nef restaurée et un orgue romantique de 1856.
- Temps nécessaire : 20 à 30 minutes à l’intérieur, quelques minutes de plus pour en faire le tour.
L’église des marchands
Saint Nicolas est le patron des marchands, et l’église se trouvait dans le quartier commerçant le plus animé de Gand, près du marché aux grains et des quais de la Lys. Elle a été bâtie au XIIIe siècle en pierre gris-bleu de Tournai, acheminée par l’Escaut, dans le style régional aujourd’hui appelé gothique scaldien : une seule grande tour au-dessus de la croisée et de fines tourelles aux angles. La ville a contribué au financement de la tour, qui servait de poste d’observation et portait les cloches communales jusqu’à ce que le beffroi prenne le relais. Les corporations dont les membres travaillaient à proximité ont ajouté leurs propres chapelles sur les côtés aux XIVe et XVe siècles.
Au fil des siècles, l’édifice s’est dégradé au point que sa stabilité était menacée. On a bouché les fissures, muré des fenêtres, et au XVIIIe siècle de petites maisons et boutiques ont été construites contre ses murs. L’intérêt pour l’église en tant que monument a grandi vers 1840, et une grande restauration a commencé au tournant du XXe siècle. Les maisons ont été démolies et les travaux se sont poursuivis par phases depuis, d’où l’aspect si net de la pierre aujourd’hui.
À voir sur place
- La tour de croisée : depuis le Korenmarkt, levez les yeux vers la tour-lanterne au-dessus de la croisée, qui fait entrer la lumière au cœur de l’église, entourée de quatre fines tourelles d’angle.
- La pierre : le calcaire gris-bleu de Tournai des murs, typique du gothique scaldien.
- L’orgue : un instrument romantique du facteur français Aristide Cavaillé-Coll, inauguré en 1856. Il se trouve sur la tribune au-dessus de l’entrée ouest et peut de nouveau être joué après des décennies de silence.
- Le maître-autel : son tableau de Nicolaas de Liemaeckere, peintre gantois du XVIIe siècle admiré par Rubens, montre saint Nicolas nommé évêque de Myre.
- Les vitraux : des vitraux du XIXe siècle de Capronnier sur la vie de Marie et la Crucifixion, et des vitraux modernes d’Herman Blondeel représentant les sept sacrements.
Les trois tours de Gand
Placez-vous sur le pont Saint-Michel et regardez vers l’est : les tours de Saint-Nicolas, du beffroi et de la cathédrale Saint-Bavon s’alignent l’une derrière l’autre. C’est la silhouette classique de Gand, et Saint-Nicolas est la plus ancienne des trois. Sa tour a été la première tour de guet et de cloches de la ville ; le beffroi, construit plus tard, a repris les cloches et les guetteurs, et la tour de la cathédrale complète l’alignement.
Conseils pour votre visite
- Venez le matin, quand le Korenmarkt est calme et qu’une lumière douce éclaire la façade ouest.
- Pour la photo classique des trois tours, allez sur le pont Saint-Michel, idéalement au coucher du soleil ou à la nuit, quand les tours sont illuminées.
- C’est une église en activité : parlez à voix basse et évitez de circuler pendant la messe. Si vous entendez l’orgue, restez écouter.
À proximité
- Le pont Saint-Michel : le pont du début du XXe siècle sur la Lys, avec la plus belle vue sur les tours de Gand, à une minute à pied.
- Le beffroi : la tour des cloches du XIVe siècle surmontée d’un dragon doré, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO avec les beffrois de Belgique et de France.
- Graslei et Korenlei : les deux quais de maisons de corporations qui se font face de part et d’autre de la Lys, l’ancien port de la ville.
- Le Gravensteen : le château des comtes de Flandre, à courte distance à pied au nord.
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Faits vérifiés en octobre 2026.
