
Ce guide présente quatre lieux qui traversent le centre de Toulouse comme un fil, du nord au sud : une église de brique liée au premier évêque de la ville, un musée des beaux-arts installé dans un couvent gothique, le jardin rond au bout des anciens boulevards et l’université, l’une des plus anciennes d’Europe. Les quatre sont des étapes de notre chasse au trésor : vous pouvez donc les relier en une promenade dans la Ville rose, qui doit son surnom à la brique rose-rouge présente partout dans la vieille ville.
Notre-Dame du Taur
Notre-Dame du Taur se dresse rue du Taur, la rue qui mène du Capitole à la basilique Saint-Sernin. L’église actuelle date surtout du XIVe siècle et illustre bien le gothique méridional en brique : une seule nef large et, au lieu d’une tour, un haut mur de façade plat percé d’ouvertures pour les cloches, un type appelé clocher-mur. Les pèlerins de la Via Tolosana, le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, empruntaient cette rue pour gagner Saint-Sernin.
Le nom de l’église, taur, signifie taureau. Selon la tradition, saint Saturnin (Sernin), premier évêque de Toulouse, fut martyrisé au IIIe siècle, attaché à un taureau qui le traîna dans les rues ; l’église se trouverait là où la corde se rompit et où il fut d’abord enterré. Saint-Sernin fut construite plus tard sur son tombeau, un peu plus haut dans la rue.
- La façade en clocher-mur, avec son sommet en gradins et ses ouvertures : elle a servi de modèle à de nombreuses églises de la région.
- À l’intérieur, cherchez les restes de peintures murales médiévales dans la nef.
- Placez-vous à la porte et regardez vers le haut de la rue : le clocher de Saint-Sernin apparaît au bout de la rue du Taur.
Musée des Augustins
Le musée des Augustins est le musée des beaux-arts de la ville, installé dans l’ancien couvent des Augustins, bâti surtout aux XIVe et XVe siècles. Après la Révolution, le couvent a été transformé en musée, ouvert en 1795, ce qui en fait l’un des plus anciens musées de France. Une nouvelle aile a été ajoutée au XIXe siècle.
Il est surtout connu pour sa sculpture romane : chapiteaux et reliefs sauvés des cloîtres de Saint-Sernin, de la Daurade et de Saint-Étienne lorsque ces édifices furent démolis ou transformés. Les collections comprennent aussi de la sculpture gothique et des peintures du Moyen Âge au début du XXe siècle. Le musée a rouvert en décembre 2025 après une longue rénovation.
- Le cloître gothique et son jardin, l’un des coins les plus calmes du centre-ville.
- Les gargouilles alignées le long des galeries du cloître, descendues des murs du couvent.
- L’ancienne église du couvent, où de grands tableaux sont accrochés sous la voûte de brique.
Grand Rond
Le Grand Rond, officiellement jardin du Grand-Rond, est un jardin ovale au point de rencontre de plusieurs larges allées tracées en bordure de la vieille ville au XVIIIe siècle. Son plan est associé à Louis de Mondran, l’urbaniste qui a aussi dessiné les boulevards alentour. Des passerelles le relient au Jardin royal et, par-dessus les allées Frédéric-Mistral, au Jardin des plantes : les trois forment une seule chaîne verte.
C’est un jardin public à la française classique : pelouses, grands arbres, massifs fleuris, un bassin central avec fontaine et un ancien kiosque à musique. Les soirs d’été, il se remplit de familles, d’étudiants et de passants entre la vieille ville et les quartiers sud. C’est aussi l’endroit tout trouvé pour une pause au milieu d’une traversée de la ville à pied.
- La fontaine au centre du jardin et les allées qui en rayonnent.
- Le kiosque à musique, souvenir du rôle du jardin comme lieu de promenade et de concerts.
- La passerelle vers le Jardin royal, le plus ancien jardin public de Toulouse.
Université de Toulouse
L’université de Toulouse a été fondée en 1229, lorsque le traité qui mit fin à la croisade des Albigeois obligea le comte de Toulouse à payer des professeurs dans la ville. C’est donc l’une des plus anciennes universités d’Europe. Aujourd’hui, l’enseignement est réparti entre plusieurs universités et écoles de la ville, regroupées sous le nom d’Université de Toulouse.
L’étape de notre parcours est le grand bâtiment des allées Jules-Guesde, près du Grand Rond. Il a été construit entre 1887 et 1891 pour la faculté de médecine et de pharmacie, lorsque l’ancienne école de médecine était devenue trop petite, et illustre bien l’architecture publique ambitieuse de la Troisième République.
- La longue façade des allées Jules-Guesde, en brique et en pierre comme une grande partie de Toulouse.
- Traversez les allées pour voir d’un seul coup d’œil toute la longueur du bâtiment.
- Associez la visite à l’église Saint-Exupère toute proche, dernière étape de notre parcours.
Comment les voir en une seule promenade
Commencez à la basilique Saint-Sernin et descendez la rue du Taur jusqu’à Notre-Dame du Taur. Continuez jusqu’à la place du Capitole, puis allez vers l’ouest jusqu’au couvent des Jacobins et à la Garonne au Pont-Neuf. Revenez vers l’est jusqu’au musée des Augustins, puis à la cathédrale Saint-Étienne. De là, suivez les allées jusqu’au Grand Rond, traversez le jardin jusqu’au bâtiment universitaire des allées Jules-Guesde et terminez à l’église Saint-Exupère. Hormis le détour par le fleuve, tout le parcours reste dans la vieille ville et son anneau de boulevards.
Découvrir Toulouse avec World City Trail
Notre chasse au trésor à Toulouse transforme la vieille ville en un jeu sur votre téléphone. Le parcours relie 10 étapes, de la basilique Saint-Sernin à l’église Saint-Exupère, et les quatre lieux de ce guide en font partie, avec le Capitole, les Jacobins, le Pont-Neuf et la cathédrale.
Si vous préférez un autre format, il existe aussi une visite à pied en autonomie et un escape game en plein air à Toulouse.
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Faits vérifiés en octobre 2026.
