
L’esplanade du château est le vaste terrain de parade que l’on traverse pour atteindre la porte du château d’Édimbourg, tout en haut du Royal Mile. La majeure partie de l’année, c’est un parvis venteux avec vue sur la ville, mais chaque mois d’août il se remplit de tribunes et devient la scène du Royal Edinburgh Military Tattoo. Sur ses bords se dressent quelques-uns des mémoriaux militaires les plus intéressants de la ville et une petite fontaine à la mémoire des femmes brûlées ici comme sorcières.
L’esplanade du château en bref
- Où : à l’extrémité est du rocher du château, entre Castlehill, en haut du Royal Mile, et la porte du château.
- Aménagée : comme terrain de parade au XVIIIe siècle, elle a pris sa forme actuelle vers 1816.
- Aujourd’hui : l’accès au château d’Édimbourg, un point de vue et, à la fin de l’été, l’arène du Military Tattoo.
- Temps de visite : 15 à 20 minutes pour les mémoriaux et la vue, davantage si vous faites la queue pour le château.
Du lieu d’exécution au terrain de parade
Bien avant d’être pavé, le terrain devant le château était un lieu d’exécutions publiques. Entre la fin du XVe et le début du XVIIIe siècle, des personnes accusées de sorcellerie, en majorité des femmes, y furent étranglées puis brûlées sur Castle Hill. Au XVIIIe siècle, l’armée nivela le terrain pour en faire un terrain de parade, et vers 1816 il fut agrandi et clos des murs et grilles actuels : environ 130 mètres sur 90 de sol plat au sommet du rocher volcanique.
Aux XIXe et début du XXe siècle, les régiments écossais ajoutèrent des mémoriaux sur les bords, faisant de l’esplanade un lieu de mémoire à ciel ouvert. Depuis 1950, elle accueille aussi le Edinburgh Military Tattoo, chaque mois d’août pendant la saison des festivals, avec cornemuses et tambours devant le château illuminé. Des tribunes temporaires sont montées sur trois côtés chaque été, si bien que l’aspect de l’esplanade change selon la saison.
À voir sur place
- Le Witches’ Well : une petite fontaine en bronze sur le mur de l’angle nord-est, près de l’entrée depuis Castlehill, posée en 1894 à la mémoire des femmes exécutées ici pour sorcellerie. Repérez le serpent et les deux têtes du décor.
- La tombe de l’enseigne Ewart : Charles Ewart, sergent des Scots Greys, s’empara d’une aigle française à Waterloo en 1815. Il fut réinhumé sur l’esplanade en 1938 sous un bloc de granit, et l’aigle est exposée au National War Museum, dans le château.
- Le duc d’York : une statue en bronze de Frederick, duc d’York, commandant en chef de l’armée, resté célèbre grâce à une comptine anglaise où il fait monter et descendre une colline à dix mille hommes.
- Les mémoriaux régimentaires : croix celtiques et obélisque dédiés à des régiments des Highlands, dont les 78th et 72nd Highlanders, sur le côté nord.
- La vue : par temps clair, on voit au nord la New Town jusqu’au Firth of Forth et au Fife, et au sud les Pentland Hills.
Un morceau de Nouvelle-Écosse ?
Une plaque sur l’esplanade rappelle les baronnets de Nouvelle-Écosse, un titre créé dans les années 1620 pour financer une colonie écossaise dans l’actuel Canada. Selon une histoire populaire, l’esplanade aurait été déclarée territoire de la Nouvelle-Écosse afin que les nouveaux baronnets puissent prendre possession de leurs terres sans traverser l’Atlantique. Les historiens y voient plutôt une tradition qu’un fait juridique établi, mais l’anecdote fait patienter devant les portes du château.
Conseils pour votre visite
- Venez tôt le matin ou en fin de journée, quand les files d’attente du château sont plus courtes et la lumière sur la pierre plus douce.
- De juin à août environ, les tribunes du Tattoo occupent une grande partie de l’espace et masquent la vue : pour profiter de l’esplanade dégagée, venez au printemps ou en automne.
- Tenez bien chapeaux et plans : l’esplanade est exposée et peut être très ventée, même par beau temps.
- Avant de repartir, regardez vers le bas du Royal Mile depuis le haut de l’esplanade : la rue descend tout droit vers Holyrood.
À proximité
- Le château d’Édimbourg : la forteresse elle-même, avec les joyaux de la Couronne d’Écosse, la chapelle Sainte-Marguerite et le canon d’une heure.
- Camera Obscura and World of Illusions : une chambre noire victorienne en haut du Royal Mile qui projette des vues de la ville en direct.
- Ramsay Garden : le pittoresque ensemble d’immeubles rouge et blanc juste en contrebas de l’esplanade, côté nord.
- La cathédrale Saint-Gilles : la High Kirk d’Édimbourg, à courte distance à pied en descendant le Royal Mile.
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Faits vérifiés en octobre 2026.
