L’Anvers de Rubens : Plantin-Moretus, Saint-Jacques et 2 autres lieux

The Plantin-Moretus Museum in Antwerp

Aux XVIe et XVIIe siècles, Anvers était l’une des villes les plus riches d’Europe, un centre du commerce, de l’imprimerie et de la peinture. Quatre bâtiments de la vieille ville montrent cet âge d’or sous différents angles : l’imprimerie de Christophe Plantin, l’église où repose Rubens, l’église des Jésuites qu’il contribua à décorer et la halle de la corporation des bouchers près de l’Escaut. Tous les quatre sont des étapes de notre chasse au trésor à Anvers et se trouvent à quelques pas les uns des autres. Rubens les relie : il vécut et travailla dans la ville, peignit pour ses églises et fut un ami proche de la famille Moretus.

Musée Plantin-Moretus

En 1555, l’imprimeur d’origine française Christophe Plantin s’installa à Anvers, et son entreprise devint l’une des plus grandes imprimeries d’Europe. Son œuvre la plus ambitieuse fut la Bible polyglotte, imprimée de 1568 à 1573 en huit volumes, avec des textes parallèles en plusieurs langues. À sa mort, l’affaire passa à son gendre Jan Moretus, et la famille Moretus continua d’imprimer dans la même maison du Vrijdagmarkt jusqu’au XIXe siècle.

En 1876, la ville acheta la maison avec tout son contenu, et elle ouvrit comme musée l’année suivante. En 2005, ce fut le premier musée inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. On parcourt les pièces d’habitation de la famille, la boutique, la fonderie de caractères, la salle des correcteurs et l’atelier d’impression, tous meublés comme autrefois.

  • Les presses de l’atelier, dont les deux plus anciennes presses conservées au monde.
  • Les portraits des familles Plantin et Moretus peints par Rubens, ami de Balthasar Moretus.
  • Le jardin de la cour et la bibliothèque avec ses livres anciens et ses caractères d’imprimerie.
  • La marque d’imprimeur de Plantin, une main tenant un compas, et sa devise Labore et Constantia, par le travail et la constance.

Église Saint-Jacques (Sint-Jacobskerk)

L’église Saint-Jacques fut commencée en 1491 dans le style gothique brabançon et mit plus de 150 ans à être achevée, ce qui explique que sa tour n’ait jamais atteint la hauteur prévue. Elle fut dédiée à saint Jacques parce qu’elle se trouvait sur le chemin des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle. À l’intérieur, les riches familles anversoises financèrent chapelles, autels de marbre et tableaux, si bien que c’est l’un des intérieurs les plus somptueux de la ville.

Pierre Paul Rubens y fut enterré en 1640, dans sa chapelle familiale derrière le maître-autel. La chapelle abrite l’une de ses dernières toiles, la Vierge entourée de saints, où, selon la tradition, figurent le peintre et sa famille.

Explore Anvers en jouant

Transforme les monuments de cet article en un jeu de piste autoguidé auquel tu joues sur ton téléphone.

11 € pour une personne, 5 € par personne pour les groupes de quatre personnes ou plus.

Découvre l'aventure à Anvers →
  • La chapelle de Rubens derrière le chœur, avec sa tombe devant l’autel.
  • Les autels baroques en marbre et les confessionnaux sculptés le long des bas-côtés.

Église Saint-Charles-Borromée

Cette église de la paisible Hendrik Conscienceplein fut construite par les Jésuites entre 1615 et 1621 et compta parmi les premières grandes églises baroques des Pays-Bas méridionaux. Rubens participa étroitement à sa décoration : il conçut des peintures de plafond pour les bas-côtés et les tribunes, exécutées avec son atelier, dont le jeune Antoine van Dyck. En 1718, la foudre mit le feu à l’église et ces plafonds furent perdus.

L’église fut d’abord dédiée à saint Ignace de Loyola, puis prit le nom de saint Charles Borromée lors de la suppression de l’ordre des Jésuites en 1773. La chapelle de la Vierge échappa à l’incendie avec ses marbres colorés presque intacts. Plusieurs grands retables que Rubens peignit pour l’église se trouvent aujourd’hui au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

  • La façade richement sculptée sur la place, l’une des plus belles façades baroques de Belgique.
  • Le maître-autel, doté d’un mécanisme permettant de changer les grands tableaux d’autel.
  • La place elle-même, qui porte le nom de Hendrik Conscience, auteur au XIXe siècle du Lion des Flandres, dont la statue se dresse devant la bibliothèque.

Musée Vleeshuis

Le Vleeshuis, ou halle aux viandes, fut construit entre 1501 et 1504 pour la puissante corporation des bouchers, sur les plans de Herman de Waghemakere. Ses bandes de brique rouge et de pierre blanche sont souvent comparées à du lard, et ses hauts pignons à gradins et ses tourelles d’angle en font l’un des bâtiments gothiques tardifs les plus frappants de la ville. Au rez-de-chaussée se trouvaient les étals où les bouchers vendaient la viande sous le contrôle de la corporation. Il se dresse près du fleuve et du Steen, l’ancienne forteresse sur l’Escaut.

C’est aujourd’hui un musée de la musique et du son à Anvers. Il présente des instruments fabriqués dans la ville, notamment des clavecins de la famille Ruckers, célèbre dans toute l’Europe aux XVIe et XVIIe siècles.

  • Les murs rayés et les pignons, à voir de préférence depuis la Vleeshouwersstraat.
  • La salle voûtée en brique du rez-de-chaussée, où se tenait le marché aux viandes.

Comment les voir en une seule promenade

Commencez à l’église Saint-Jacques, dans la Lange Nieuwstraat, puis marchez quelques rues vers l’ouest jusqu’à Saint-Charles-Borromée, sur la Hendrik Conscienceplein. Continuez vers la Grote Markt et descendez jusqu’au Vleeshuis, près de l’Escaut. De là, partez vers le sud en passant devant la cathédrale Notre-Dame jusqu’au Vrijdagmarkt et au musée Plantin-Moretus. Prévoyez du temps pour les intérieurs : le musée à lui seul occupe bien deux heures, et les églises ont leurs propres horaires. En chemin, levez les yeux aux coins de rue : de nombreuses maisons anciennes portent de petites statues de la Vierge, un spectacle typiquement anversois. Les rues de la vieille ville sont pavées, prévoyez de bonnes chaussures.

Découvrir Anvers avec World City Trail

Notre chasse au trésor à Anvers transforme la vieille ville en un jeu sur votre téléphone. Le parcours relie 10 étapes, de la gare d’Anvers-Central à la Grote Markt, et les quatre lieux de ce guide en font tous partie, tout comme la cathédrale Notre-Dame, la Groenplaats, le Steen et l’hôtel de ville. À chaque étape, vous résolvez une énigme et découvrez une histoire, à votre rythme.

Il existe aussi une visite à pied en autonomie et un escape game en plein air à Anvers, pour ceux qui préfèrent un autre format.

Jouer à la chasse au trésor d’Anvers →

Faire la visite à pied en autonomie d’Anvers →

Jouer à l’escape game en plein air à Anvers →

Faits vérifiés en octobre 2026.

Panier
Défiler vers le haut